Cet article fait partie du dossier
Libellules, les filles de l’air
L’heure du crash
Une carlingue cabossée, de nombreuses heures de vol, la libellule arrive en bout de course. L'atterrissage est rarement maîtrisé.
AbonnésPour une libellule adulte, l'expression « elle ne passera pas l'hiver » est une évidence. Seule la brunette hivernale hiberne, seule ou en groupe, sous des pierres, au creux des mousses ou des écorces. Pour toutes les autres, un été éprouvant s'achève. Mâles et femelles ont passé des semaines à défendre un territoire, aligner les conquêtes ou échapper à des avances pressantes, s'éreinter à pondre au meilleur endroit, au meilleur moment. Tout cela sans oublier de chasser et d'éviter de se trouver capturé par un prédateur.
La rançon d'une saison frénétique ? L'épuisement. Les deux sexes en perdent leurs couleurs. A force de luttes intestines et d'amours sauvages, certaines affichent des ailes déchirées, parfois amputées de moitié. Et pourtant, elles volent encore, décidées à vivre jusqu'au bout. Nombreuses sont celles qui sont déjà passées de l'autre côté, happées par un habile guêpier ou engluées entre les doigts fatals d'un droséra. Les survivantes hagardes que l'on croise en début d'automne s'endormiront bientôt, doucement emportées par les premières gelées.
Cet article fait partie du dossier
Libellules, les filles de l’air
Cet article est extrait de la Revue Salamandre
Catégorie
Ces produits pourraient vous intéresser
Poursuivez votre découverte
Nos 3 revues
La Salamandre Junior (8 - 12 ans)
Donnez envie aux enfants d'explorer et de protéger la nature
Découvrir le magazineLa Petite Salamandre (4 - 7 ans)
Faites découvrir aux petits la nature de manière ludique
Découvrir le magazineLa Salamandre est un éditeur indépendant et sans but lucratif entièrement dédié à une cause essentielle : faire aimer la nature. Partez à la rencontre d'animaux petits et grands ou de plantes incroyables qui vivent tout près de chez vous.




