Lune d’avril
Les fayards n’ont pas encore leurs feuilles et, ce soir, la lune jette des taches de lumière cendrée sur le grand terrier. Il faut en profiter…
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Bien emmitouflé dans son sac de couchage, on veille. Peut-être, sous terre, y a-t-il déjà des blaireautins, mais nous n’avons pas accès à ces profondeurs et c’est bien ainsi.
Que peuvent-ils bien faire ? Dormir couchés en tas sur leur litière, sucer les grosses tétines de leur mère ou, tout pâmés d’aise, se faire laver le ventre à coups de langue rose.
A moins que, les yeux encore fermés, ils ne s’en aillent à la conquête des couloirs de la tanière en se traînant sur leurs pattes trop courtes. Peut-être même - pourquoi pas? - s’amusent-ils avec le crâne d’un grand-oncle abandonné là depuis on ne sait combien de saisons.
L’un après l’autre, deux fantomatiques blaireaux sortent sans bruit du terrier, illuminés de lune et maculés d’ombres. Ils font leur toilette, se grattent, se mordillent. C’est tellement beau qu’on est heureux, qu’on rit sous son bonnet sans se rendre compte qu’on a la goutte au nez.
Durant leurs sorties nocturnes, les blaireaux croquent larves et insectes, escargots et grenouilles, œufs et petits rongeurs, faines, glands, fruits. Et, surtout en hiver et au printemps, une impressionnante quantité de vers de terre.
La suite de notre dossier le grand terrier.
Cet article est extrait de la Revue Salamandre
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